Les méthodes culturales

La vigne est une plante exigeante et fragile qui a besoin de beaucoup de soins. Elle est sensible à quelques champignons bien connus, dont : le mildiou, l’oïdium et le black rot, qu’il est nécessaire de maitriser avec des traitements préventifs.mildiou feuille de vigne

L’industrie chimique a mis au point des produits phytopharmaceutiques, incluant des molécules chimiques de synthèse, permettant de remplacer le cuivre et le souffre, afin de lutter contre ces maladies. C’est ainsi, qu’environ 260 molécules chimiques de synthèses sont disponibles à ce jour, pour traiter la vigne.

Nous avons décidé de ne pas les utiliser en nous orientant vers l’agriculture biologique afin de limiter notre impact sur l’environnement et proposer des vins sains.

La conduite d’un vignoble en « bio » est très différente d’un « conventionnel ».

Il a fallut adapter de nouveaux matériels (pulvérisateur performant, matériel de travail du sol pour la gestion de l’herbe…) et apporter des changements dans les parcelles, (passage tous les deux rangs, atténuer les problèmes de rupture de pentes et de devers…). Roues bineuses

Les sols non travaillés depuis longtemps ont du être ameublis et rééquilibrer.

Deux années ont été nécessaires pour appliquer des méthodes culturales « biologique » sur la totalité du vignoble. Puis, en 2013, nous avons fait la demande de conversion vers la certification Agriculture Biologique, laquelle nous permettra d’être certifier pour le millésime 2016.

Les résultats sont à la hauteur de nos attentes sur un point de vue technique. Le changement des méthodes culturales entraine quant à lui, une baisse des rendements qui induit forcement un prix de revient en hausse.

La qualité du travail et du vin s’en ressent, là est l’essentiel.

Notre vision de la viticulture est d’intervenir le moins possible, c’est-à-dire : apporter un minimum d’intrants (engrais, produits phytos…), compensé par un travail en vert appelé prophylaxie (ébourgeonnage, palissage, effeuillage rigoureux permettant d’obtenir une bonne aération du végétal).vendangeurs lucey 2015

L’environnement de travail en devient plus enrichissant, d’un point de vue technique et humain (implication et vigilance apporté au vignoble par l’ouvrier). Le cadre de travail est davantage apprécié par le vigneron, les employés mais aussi les riverains.