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Le Château de Lucey de nos jours

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En 1917, à la fin de la première guerre mondiale, Jean Baptiste Morel achète le château à madame de Siffredi, arrière-petite-fille du général de Boigne.

Notre arrière-grand-père était un industriel en Isère, féru d’histoire et d’archéologie. Il s’est beaucoup intéressé aux archives sans pour autant nous laisser les clefs de leur classement ; il a entrepris des fouilles archéologiques au bord du Rhône, dans une villa gallo-romaine à côté du hameau d’Etain. Un certain nombre de fragments de poteries sont visibles dans les bibliothèques anglaises. Il avait aussi créé une scierie alimentée en électricité par une turbine, qui éclairait aussi le château.

A sa mort, à la fin des années soixante, notre grand-mère Simone de Camaret hérita de la propriété, et l’entretint avec beaucoup d’obstination et de passion, avant de la transmettre à son tour à notre mère Nicole Defforey au début des année 80.

Nos parents, Charles et Nicole Defforey, ont entrepris pendant plus de trente ans un très grand nombre de travaux techniques ou esthétiques. Ils ont rénové la maison en lui donnant tout le confort moderne (chauffage central, sanitaires, piscine…). Les façades recouvertes au début du XIXème siècle en pierres de taille simulées ont été décrépies et les toits refaits à neuf.

Ils ont aussi fait restaurer des peintures murales découvertes à l’occasion de travaux, et réalisées au XVIIème siècle ; ces peintures représentent des scènes mythologiques que l’on retrouve dans de nombreux châteaux du Piémont.

Charles Defforey a étudié et reclassé les archives.Il a voué une grande partie de sa vie à la restauration et à l’entretien de cette propriété ; c’est grâce à lui qu’elle nous parvient dans un état parfait.

Mais c’est son fils, Aly-Baksh, devenu Charles-Alexandre de Boigne, qui entreprend les importants travaux qui donnent l’allure générale des bâtiments actuels ; il fait construire l’église du village, dont le bulbe oriental rappelle l’histoire de sa famille.

Le troisième comte, Ernest Paul Marie de Boigne, son fils, est maire de Lucey de 1888 à 1895, date de sa mort. Le comte Ernest y a beaucoup séjourné. On lui doit les constructions « troubadour » à travers lesquelles on accède à la cour centrale. On lui doit aussi des aménagements intérieurs, et des éléments de confort.

Le caveau funéraire familial de Boigne se situe dans une chapelle adjacente à l’église de Lucey. Une urne contenant le cœur du général s’y trouve encore. La famille de Boigne n’est pas éteinte et un de ses descendants nous a rendu visite il y a peu.

 

 

Antoine de Galbert

Ces notes sont intégralement extraites de :

    • Archives d’Etat de Turin
    • Amédée de Foras, Armorial et Nobiliaire de l’ancien Duché de Savoie, Editions Allier, Grenoble, 1878
    • Jean Létanche, Les vieux châteaux du canton d’Yenne en Savoie, Chambéry 1907
    • Marie Thérèse Duperchy, Le château de Lucey, Le Bugey n°95, 2008
    • Charles Defforey, notes dactylographiées